Témoignage de Sébastien, 24 ans
Publié en mars 2001

Je vais commencer mon histoire par la fin afin de me rassurer encore une fois moi même : aujourd'hui je mène une vie normale, soulagé et heureux... Heureux car il y a tout juste un an je croyais ma vie gâchée, une vie qui ne serait jamais plus comme avant, tout simplement à cause d'un maudit sifflement dans mon crâne, qui m'empêchait totalement de dormir avec les complications que cela entraîne : fatigue, dépression, peur de l'avenir, etc.

Ce sifflement, (j'apprendrai quelques jours après qu'il portait un nom : acouphène) est apparu suite à une soirée au bal de l'Elysée Montmartre à Paris le 19 Février 2000. La musique n'y était pas forcément très forte (du moins c'est ce qu'on pense sur le moment !), toujours est-il que le lendemain j'avais des acouphènes. Je ne les entendais que dans le calme mais ils me pourrissaient la vie. A partir de là commençait une quête vaine de succès : médecins, ORL (4 ou 5 différents !), médicaments en tout genre... Rien, aucun soutien des "professionnels", aucune efficacité des médicaments !

Motivé après 3 mois de grosse déprime, j'ai réussi a me passer de somnifère, et tout doucement avec le temps, je retrouvais le chemin du sommeil malgré mes acouphènes toujours présents : j'arrivais à dormir 2 heures puis 3, puis 4, etc., le moral revenant en même temps que le sommeil. Avec le temps ma perception de mes acouphènes avait changé, ont-ils un peu diminués ou bien est ce ma simple perception ? Je n'en sais rien, en tout cas, ils me gênaient de moins en moins. Jusqu'à aujourd'hui où je n'y fais quasiment plus attention le soir et où j'ai retrouvé un sommeil que je croyais à jamais perdu !

Mes acouphènes sont de faible intensité comparé à d'autres, c'est sûrement pour cela que je m'y suis habitué avec le temps (j'ai aussi beaucoup relativisé mon cas comparé à d'autre personne plus sévèrement handicapée). Cela a quand même suffit a me faire flipper comme jamais pendant 3-4 mois. Depuis j'ai exclu de ma vie toute boîte de nuits ou autre concert. Je me considère comme un petit miraculé et cet avertissement m'a bien suffi. Mon cas aurait pu être bien pire : si ça se trouve, quelques petites minutes de plus dans cet enfer musical et...



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